• Karitas L'esquisse d'un rêve

    Karitas L'esquisse d'un rêve

     

    L’esquisse d’un rêve de Kristin Maja Baldursdottir

     

    Karitas  rêve d’être peintre .Dans la ferme familiale,perdue au fond d’un fjord d’Islande,elle dessine,comme son père disparu en mer le lui a appris.

     

    Vouée à saler les harengs, son destin bascule quand une mystérieuse artiste révèle son talent et l’envoie à l’Académie des Beaux-Arts de Copenhague.

     

    A son retour,Karitas n’a qu’un souhait :monter son exposition et consacrer sa vie à l’art abstrait

     

     

     

     

     

    L’art de la vie ,Karitas livre 2

     

    Envers et contre tous, en dépit des convenances ,des amours et des enfants, Karitas peint.

     

    Constamment, obsessionnellement.

     

    Femme libre dans une Islande encore corsetée,elle voyage de Paris à New York,avec pour seul bagage ses tubes et ses pinceaux.

     

    Parfois sa vie de bohème l’étourdit, l’inspiration fuit,sa famille lui pèse et Karitas vacille.

     

    Toujours ,elle repart ,suivant un seul guide l’art.

     

     

     

     

     

     Le soleil émerge de la mer.

     

     La surface de l'océan est rouge acajou.

     

     Le ciel violet foncé.

     

     Les deux couleurs s'illuminent, si lentement que nous ne le percevons pas, mais nous sentons combien notre esprit devient de plus en plus clair à chaque minute, jusqu'à ce qu'il nous abandonne, aspiré par un rayon qui s'est formé sur la mer étale, se précipite à une vitesse vertigineuse dans cette boule d'or rouge en fusion.

     

     Le bonheur emplit nos coeurs.

     

     (...) Le matin est doux et délicieux.

     

     Puis le soleil se lève, majestueux, comme un prince de conte de fées qui s'éveille d'un enchantement.

     

     Le fjord et les montagnes deviennent des pierres précieuses.

     

     Nous sommes comme hypnotisés, osons à peine respirer tant que se déroule ce somptueux spectacle de création du monde.

     

     Enfin je bouge la tête, regarde la campagne vers l'intérieur du fjord, vois la citadelle des elfes flamboyer, notre maison orange près de l'estuaire et mon linge sur les fils, jaune doré et enjoué.

     

     

     

    L’auteur écrit ces deux romans en mémoire de ses arrière-grands-mères, grand-mère maternelle, et mère.

     

    L’histoire débute en 1915 dans un milieu rural où les femmes ont pour « vocation «  à saler le hareng, dans de pénibles conditions -35° .

     

    Karitas dépeint la rude vie de petite fille de l’époque, dans un pays où froid est sous chaque pas. Avec  ce travail difficile de plonger les mains dans l’eau glacée, les pieds enveloppés dans de légères chaussures de peau .

     

    Nous assistons au grand courage de ces femmes, intelligentes et parfois rebelles, pour s’élever dans la société, bon nombre de personnages très attachants seront présents pendant plus de cinquante ans.

     

    C’est une fresque historique ,sociale et humaine qui nous parle,nous touche.

     

    Karitas ,ne veut pas de cette vie là, besogneuse ( elle aura malgré tout sa part ! )elle veut vivre de son art qui est là à fleur de peau, mais dont elle ne sait parfois trop que faire !

     

    L’amour sera au rendez-vous ,mais dans quelles conditions..

     

    J’ai aimé les descriptions de ce si beau et peu connu pays d’Islande, elle me fait le désirer connaître ..volcans ,glaciers grands espaces.

     

     

     

     

     

                                                                 

     

     

     


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