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    Tournez, tournez, bons chevaux de bois

    Tournez, tournez, bons chevaux de bois,
    Tournez cent tours, tournez mille tours,
    Tournez souvent et tournez toujours,
    Tournez, tournez au son des hautbois.

    L'enfant tout rouge et la mère blanche,
    Le gars en noir et la fille en rose,
    L'une à la chose et l'autre à la pose,
    Chacun se paie un sou de dimanche.

    Tournez, tournez, chevaux de leur coeur,
    Tandis qu'autour de tous vos tournois
    Clignote l'oeil du filou sournois,
    Tournez au son du piston vainqueur !

    C'est étonnant comme ça vous soûle
    D'aller ainsi dans ce cirque bête :
    Bien dans le ventre et mal dans la tête,
    Du mal en masse et du bien en foule.

    Tournez au son de l'accordéon,
    Du violon, du trombone fous,
    Chevaux plus doux que des moutons, doux
    Comme un peuple en révolution.

    Le vent, fouettant la tente, les verres,
    Les zincs et le drapeau tricolore,
    Et les jupons, et que sais-je encore ?
    Fait un fracas de cinq cents tonnerres.

    Tournez, dadas, sans qu'il soit besoin
    D'user jamais de nuls éperons
    Pour commander à vos galops ronds :
    Tournez, tournez, sans espoir de foin.

    Et dépêchez, chevaux de leur âme :
    Déjà voici que sonne à la soupe
    La nuit qui tombe et chasse la troupe
    De gais buveurs que leur soif affame.

    Tournez, tournez ! Le ciel en velours
    D'astres en or se vêt lentement.
    L'église tinte un glas tristement.
    Tournez au son joyeux des tambours !

    Paul Verlaine

     

    article programmé


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      ijysl7qr

    Bonjour la blogosphère

    Me voici de retour après un merveilleux Noël en famille ,nous étions une quinzaine de personnes

    Ce fut une grande joie de retrouver mes enfants et petits-enfants ainsi que la belle famille de ma fille

    Petits et grands bien choyés en tendresse et par des cadeaux choisis avec goût

     

    Je remercie mes ami(e)s' nautes qui ont fait vivre mon blog

    Un vrai bonheur de vous lire cette nuit

    Toutefois je dois vous prévenir que mon ordi fait * clic et s' éteint * avec un écran noir , donc j'ai en ce moment mille difficultés à faire ce billet ,et je vois la parution des vôtres sur yahoo,mais je dois faire x manipes ,donc je ferai le maximum pour vous rendre visite et répondre à vos mails, coms etc..

    Heureusement j'ai encore quelques articles programmés

    Ici je réponds à quelques questions:

    Si " vive le vent "  agace ,moi aussi , mais il suffit de cliquer sur la musique du dernier billet et comme je fais parfois chez des internautes ,baisser  le son

    Je viens de mettre mon dernier CD trouvé dans la hotte de père Noêl !

    Pour le dernier billet ,photos prises au 1er Noêl de Pénélope l'an passé à Rosny

    Maintenant  il faut se préparer pour le nouvel an !

    Je n'aime pas trop formuler mes voeux avant le 1er Janvier

    En attendant je vous souhaite de beaux et bons  préparatifs , un peu de courage pour les derniers achats

    Je garde la tradition du " Père Janvier " donc j'ai encore beaucoup à faire ...

    Un poème pour vous en souhaitant qu'il vous plaise

     

    ijysl7qrijysl7qr

     

    *  Le palais de glace  de William Chapman *

     

    On a fait un palais avec des blocs de glace.
    Son portail est orné d’étranges frondaisons.
    Du sommet transparent de sa tour l’œil embrasse
    De séduisants aspects, d’immenses horizons.

    L’édifice a des tons d’agate ciselée.
    Il se rit des assauts que lui livre le vent ;
    Il nargue le soleil, et nulle giboulée
    Ne ternit son éclat radieux et mouvant.

    Le givre à ses flancs met de folles dentelures ;
    L’aurore de rubis étoile son cristal,
    Et, lorsque le couchant rougit ses crénelures,
    On dirait le château d’un conte oriental.

    Puis, la nuit, sous le feu des lampes électriques,
    Le monument se change en un fort de vermeil
    Dont chaque meurtrière ― explosions féeriques ―
    Lancerait à l’éther des bribes de soleil.

    De partout on vient voir la chose merveilleuse ;
    Chacun s’émeut devant ce chef-d’œuvre inouï ;
    Et la belle étrangère, indolente et frileuse,
    Ne peut en détacher son grand œil ébloui.
     
    Mais il aura le sort des châteaux en Espagne...
    Ses murs fondront avec la neige et le verglas ;
    Car tous près Floréal, que l’espoir accompagne,
    Fera comme toujours refleurir les lilas

      ijysl7qr

    ijysl7qr

    En pensées avec  Henriette  et  notre fée Clochette  , elles ne verront pas l'an 2012

     

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    Je vais vous demander d' être indulgent(e)s avec moi, car je ne peux  prévisualiser ce billet !! et je me suis trouvée avec un écran noir 7 fois ,le temps de la rédaction de celui-ci ,merci

     


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